Shanghai, un samedi soir très tard.
Ou un dimanche matin très tôt , c’est comme on veut.
Dans la lueur des buildings ,il fait froid.
Je frisonne sous ma veste, sur le trottoir.
Ca fait dix minutes que j’arpente mon bout de route
Je sors de la discothèque, j’en sens l’odeur
Le silence relativement nocturne de la ville qui se rompt
Ils arrivent et nous encadrent
Moi et deux chinois
Il fait toujours froid, très froid à la lueur des sirènes de police.
Je préviens tout de suite.
C’est pas moi
J’ai rien fait….
Et puis c’est pas ma faute
On me parle.
Logiquement j’y comprends rien.
A part que personnes n’est content…
Et que la femme du policier a la main lourde sur l’ail.
Ils veulent me parler….mais moi je veux pas
Ils veulent m’emmener je sais pas ou…mais je veux pas non plus.
Je suis innocente.
Je veux rien savoir, j’ai rien fait et y a rien de mal a être sur les trottoirs de Shanghai à 4h du mat.
Et non je ne connais pas ces messieurs
J’ai mal a la tête… c’est les clignotants bleu et rougequi font ça.
Certainement .
On me fait signe de déguerpir. On gardera juste les deux chinois
Moi je voudrais bien partir ,mais ça fait dix minutes que j’arpente mon bout de route.
Pour trouver un taxi qui n’arrive pas.
Je suis coincée au milieu de nulle part.
A cause d’un taxi , en fait a cause de deux taxis
C’était y a dix minutes.
Le véhicule devant a stoppé net pendant que j’expliquais que non je ne suis pas américaine a mon chauffeur.
L’accident.
Bête et grave si j’en crois la gueule que tire l’avant du taxi.
Tout le monde part, sauf moi
Vous rigolez mais en attendant je suistoujours sur le trottoir.
TAXI
par lili
publié dans :
Décembre
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